Trouble ou juste pas faim ?

Rasshi
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Trouble ou juste pas faim ?

Messagepar Rasshi » 18 Oct 2018 21:45

Bonjour,

Je vais essayer d'être claire. C'est la première fois que j'envoie en mail réellement. (pas pour le stage)
Je suis en seconde, 15 ans, une fille, 1 m 69 et 52 kg, dépressive depuis un petit moment (je sais plus trop quand mais le déclenchement s'est fait à ma 5°), et depuis fin de 4°, je n'ai plus envie de manger. Enfin mon corps oui, je sais que mon ventre à faim lui, mais c'est comme si j'avait une flemme infernal qui me décourage à manger. Le matin comme beaucoup de monde je ne mange pas ou peu, par pas de faim ou par manque de temps, et le midi, dés que je me retrouve devant le self (quand je me dit que je devrais peu être me nourrir), cette flemme vient, et si il n'y a personne qui me dit de manger sur le moment, je me détourne pour aller voir mon club de go (ça arrive souvent, surtout que je remarque que j'essaye d'éviter mes amis pour éviter de manger).
Comme je me considère dans la normal sur le pois, et je ne pense pas que c'est une quelconque (mot étrange qui me passe par dessus la tête). Je me demande donc si c'est que j'ai juste pas faim, ou c'est dû à la dépression comme j'ai vu dans les autres sujets, mais aucun où je me sens réellement concernée -d'où le mail- . Tout cela ça pose problème aux parents qui payent le self, et moi qui essaye de modérer mes envies (?) pessimistes.

Comme je l'ai dit, je suis pas habituée à utiliser la machine (mamie à chat), je risque de mettre du temps à répondre, malgré le fait que je soit plutôt motivée sûr ce coup là. ~En attente d'une réponse~ Merci et bonne vie !
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Re: Trouble ou juste pas faim ?

Messagepar AlloEcouteAdo » 19 Oct 2018 17:55

Bonjour Rasshi,

Et bienvenue sur le forum.

Tu nous décris tout à fait bien les troubles que tu ressens autour du fait de te nourrir, de ne pas malgré la faim ressentir une réelle envie de faire un bon repas, et encore moins de le partager avec tes ami(e)s.

Tu nous dis aussi que ce qui fait obstacle c'est cette flegme "infernale". Est-elle due selon toi à un manque quasi chronique de sommeil, ou à un sommeil de mauvaise qualité qui provoquerait une fatigue constante, ou bien encore à un état dépressif créant lui aussi une grande lassitude, gommant tout désir ou envies ?

Pour en revenir au terme de dépression, as-tu déjà été soignée pour cette pathologie, avec des médicaments adaptés et peut-être une aide psychologique ?
Juste une autre question : comment se passent tes repas du soir ?

Nous attendons ton prochain message. A très bientôt !
Rasshi
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Re: Trouble ou juste pas faim ?

Messagepar Rasshi » 19 Oct 2018 21:24

Bonjour,

Merci pour cette réponse très rapide.

Je suis ravie d'avoir pu expliquer clairement, ce n'est pas toujours le cas (impossible avec mes parents par exemple).

Effectivement, je dors assez mal : le soir, je me couche généralement à 22 h 30 (réellement; je peux me coucher avant, mais c'est pour lire la plupart du temps), et je pèse le pour et le contre (lire ou essayer de rattraper les heures perdus ?), et je fais semblant de dormir pendant 1 h et demie ou je somnole plus qu'autre chose en regardant toutes les demie-heures le réveil et enfin m'endormir, ou lire jusqu'à 23 h 30 / minuit pour faire le même manège pendant environ une demi-heure puis bras de Morphée.
Je sais qu'on appelle c'est laps de temps magnifiquement long des insomnies, mais pendant ce temps là, la journée ne refait pas surface, ni ma vie enfaîte, juste j'imagine des scènes qui passent comme ça dans ma tête, comme dans mes rêves (ils n'on jamais était réalistes), mais rien n'est heureux ou malheureux, juste drôles des fois et c'est tout.
Je m’ennuie dans ces moments là, alors à la place je lis, mais je m'endors donc plus tard et c'est mauvais le jour d'après.
Quand je suis en cours, je suis attentive, j'en apprécie même, mais ceux qui sont inintéressant m'endorme très fortement et rapidement, je ne prend même plus la peine de le cacher (je me suis endormie une demi-heure une fois) - Les profs ne me disent rien, je dois être une bonne élève pot de fleur au fond de la classe - .

Le soir, je mange chez mes parents à la maison, donc par habitude, je mange par automatisme sans me plaindre. J'ai faim généralement quand je vois la nourriture, même si ces derniers temps c'est plus trop le cas, par exemple aujourd'hui j'ai passé une journée bof (ni bonne ni mauvaise vraiment), il est 20 h, j'ai toujours pas mangé, ma mère est tarde à rentrer, mon beau-père est au judo, et mon petit frère est avec moi (5 ans, râle et joue). j'ai pas faim mais mon frérot vas réclamer bientôt et Mum ne semble pas vouloir rentrer malgré son message. Je vais devoir faire la cui...ah, ma mère m'appelle elle arrive, vraiment, on vas attendre. Mon ventre vient de gargouiller...pourtant toujours pas faim. Je vous assure que tout ça est vrai...je devrait peu être me réorienter en L (Je suis en 2° Pro NJPF, Nature, Jardin, Paysage et Forêt)

Mon état dépressif est disons...Je sens que si ça continue, je vais me décomposer de l'intérieur, ça à déjà commencé. J'ai toujours été dans un monde hors de celui des autres malgré tout ce que j'ai fait pour ne pas le montrer, dès mon plus jeune âge, et je m'en suis rendu compte en 3°, où je me suis enfin interrogé sur moi même. Dès que j'y pense, 2 images me reviennent en tête, celle où je suis dans un train en marche, casque visé sur les oreilles, à moitié endormie. J'ai trouvé la phrase parfaite qui vas avec : "Un jour, il y a longtemps, je suis monter dans ce train, et je n'ai jamais pu en redescendre". L'autre est moins complexe est moi en noir est blanc, la foule autour et les bâtiments derrières sont pleins de couleurs bien pétantes. Cela résume le hors sujet de ma vie. Tiens, quand j'était petite, j'imaginait que l’intérieur mon cerveau était un trou noir, comme quoi je savait que c'était déjà le ****** dans ma tête, mes pensées toujours mélangées.

Je n'ai pas eu de médicaments à part des anti-douleurs bien fort pour essayer de faire passer la douleur dû à une ponction lombaire (prélèvement du liquide du cerveau par la colonne vertébrale) et qui est fini (ça à pas marché). Cette histoire est complexe, dites moi si je doit développer la prochaine fois.

Pendant environ 1 ans, je suis allé chez un psychologue, ça allait mieux je crois au bout d'un moment, mais ma mère à arrêté de m’emmener d'un coup par oubli puis ne voyant surement pas de différence chez moi, elle a arrêté complètement. Je m'en rend compte que maintenant en plus. Mais moi, j'ai bien vu que je faisait une rechute, amplifier par la mort due ma tante (ça aussi à développer), et je lui ai demander de me faire continuer, mais sous prétexte que c'est trop cher, pas question. elle m'a dit qu'elle trouverait un psychiatre, mais ça avance pas depuis l’année dernière. J'ai beau lui dire, essayer de lui expliquer la raison est difficile, j'ai tout juste réussi à dire que je faisait une dépression sans arriver à expliquer pourquoi, elle a pas l'air de me croire, je dois être bonne comédienne sans faire exprès, les habitudes on la vie dure dit-on.

J'ai peu être (beaucoup) trop mis d'infos, je suis désolée, je vous en suis reconnaissante si vous avez lu jusqu’ici.
Je crois que faire le point sur ma vie me fait du bien - d'où l’étrangeté des insomnies -.

En tout cas Merci et Bonne vie !
AlloEcouteAdo
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Re: Trouble ou juste pas faim ?

Messagepar AlloEcouteAdo » 20 Oct 2018 17:11

Bonjour Rasshi,

Nous avions visé juste en ce qui concerne tes habitudes de sommeil ! ;) . Mais là encore, c'est la cause de tes difficultés d'endormissement qu'il faudrait arriver à cerner. Il est probable qu'elle soit en lien avec ce qui te provoque ces troubles du comportement alimentaire.

Tu es une personne intelligente, et avec une personnalité atypique, très particulière. A travers le message que tu viens de nous adresser, nous avons l'impression que l'imaginaire tient une place énorme dans ta vie, presque comme s'il s'agissait d'une vie parallèle, et que tu as souvent du mal à recoller avec la réalité bien "terrestre".

Seule, tu te poses beaucoup de questions, beaucoup trop sans doute, et en même temps tu as besoin d'extérioriser tous ces ressentis et parfois cette souffrance, auprès de personnes capables de les entendre.
Aussi pour essayer d'aller mieux, tu pourrais reprendre des séances avec un(e) psychologue, et ce gratuitement, sans que tes parents en soient informés.
Il existe la Maison des adolescents presque dans chaque département. Peut-être connais-tu cette structure ? Elle est animée par une équipe pluridisciplinaire, dont des éducateurs et des psychologues. Pour y aller, tout dépend bien sûr de la situation géographique de ton lieu de vie.
Que dis-tu de cette suggestion ?

D'autres pistes sont possibles :

Nous pensons que les avis combinés d'un(e) psychologue et de ton médecin traitant pourraient déterminer si tu es réellement en dépression, et si un traitement serait recommandé.

Voir directement un psychiatre est également envisageable, ne serait-ce que pour avoir une prescription la mieux adaptée. Par contre le temps de parole lors d'un rendez-vous est souvent restreint du fait du nombre important de personnes qui ont aussi rendez-vous...

Enfin, il existe des services spécialisés dans l'aide aux personnes souffrant de TCA. Il y a tout d'abord des consultations externes, avec des psychologues et des médecins. Il n'est pas question d'hospitalisation a priori, et surtout sans l'accord de la personne ! Ce qui nous fait rebondir sur le fait que tes troubles sont assez éloignés de l'anorexie telle qu'on se la représente généralement.

Voilà, nous attendons ton retour ! ;) Juste une précision, n'aie pas d'inquiétude si nos réponses ne sont pas aussi rapides ces jours-ci, car le fonctionnement du service est un peu perturbé. :D A bientôt !
Rasshi
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Re: Trouble ou juste pas faim ?

Messagepar Rasshi » 20 Oct 2018 21:26

Bonjour, bonjour !

Je suis heureuse de votre réponse. Merci encore de me consacrer de votre temps.

Bon, je dois avouer que ne pas suivre le schéma habituel des ados me ravie, j'ai du mal à supporter le système de vie des gens de mon âge et je m'en retrouve souvent très fatiguée. On m'a rarement dit que j'était intelligente, tout le plaisir est pour moi.

Je suis pourtant bien sur Terre, même si il m'est arrivé plusieurs fois de me réveiller le matin avec un doute, exemple, il y a pas longtemps, je me suis réveiller persuadé qu' une des personnes de la classe m'avait envoyer plein d'MMS de feuilles d'arbre avec leurs noms, latin et commun, pour pouvoir les mettre dans l'herbier que l'on doit faire au lycée...j'ai dû vérifier avant d'être sûr. Pourtant j'en ai pas besoin et je ne triche pas. J'ai (je crois) beaucoup d'imagination. Il faut dire que je suis une grande lectrice, j'ai grandis au milieu des bouquins, loin de tout écrans et pendant 10 ans, j'était la seule enfant de toute le famille. Peu de sociabilité, d'autant plus que nous voyageons beaucoup dans ces temps là, tout les ans je changeais de ville (beau-père physicien et mère instit remplaçante). Les quartes coins de la France.

J'ai effectivement du mal à m'exprimer clairement, d'où mon doute d'être dysphasique, peu probable, mais pas impossible. Et du mal aussi à retenir les mots, ça se voit pas mais bon. Donc je cherche des moyens mémo techniques, dont les images et les métaphores. Je suis nul quand même en mime.

Je me pose beaucoup, beaucoup trop des questions, au point de vouloir arrêter de penser, à ma réplique "Penser c'est mal, ça donne mal à la tête". C'est vrai en plus, j'ai des migraines (de famille). Je peux me poser le genre de question "Si on mettait d'un coup une flamme dans un trou noir, es ce que cela gèlerait la flamme ? ça serait comme arrêter le temps !", ou ce genre de con...bêtises. J'aimes les sciences. Bref.

Je connais de nom La maison des ados, par les interventions au lycée de vos...je sais pas, qui m'on donné la carte. Je sais pas comment ça fonctionne. J’habite proche de Clermont-Ferrant, dans le Puy de Dôme, je peux y aller, mais je manque cruellement de temps. Cela dit ça m'intéresse.
Les psy n'ont visiblement pas bonne réputation, donc je préfère éviter.
Mes parents sont au courant de tout (à cause de la confiance visiblement perdu à jamais), et je me fiche ce que les gens savent de moi, je suis pas pudique, au sens 1° comme au 2°.

Je pense être dépressive mais j'essaye de m'en empêcher. J'ai pas le goût de vivre, et je me suis fait peur 2 fois comme ça. à mes 9-10 ans, suite à une grosse dispute avec mes parents, je me suis dit que partir de cette maison où je me sentais de moins en moins concernée était la meilleur idée, que je ne méritais pas d'y être et je me débrouillerait bien dans le monde extérieur. J'avais commencer à tourner la poignet de la fenêtre de ma chambre (au RC), que ma mère m'appelle "Rasshi, à table !", (J'ai hésité à mettre mon vrai prénom), que je me suis rendu compte de ce que je pensais - j'ai hésiter tout de même à répondre ou à continuer l’action - "J'arrive !"
La deuxième fois, je sais pas trop pourquoi, je devais en avoir marre de ce quotidien morne, Je me suis dit exactement ça (le soir, je me récite souvent ce que je doit faire le lendemain), "Demain, c'est le dernier jour à pendre les médocs (anti-inflammatoire), enfin!, ça fait toujours pas effets, je devrait peu être en prendre plus ? ou ce soir peu être ? Nan, mais demain je prendrais le reste de la boite, il y en a plus beaucoup, ah, mais c'est pas bon pour mon ventre ça, et si je mettait fin à cette vie sinistre comme ça ? Je..." Je me suis éveillé encore une fois, cette fois si toute seule, heureusement que j'avait décider pour le lendemain, je n'aurais pas pu me retenir si cela avait était tout de suite. Je l'ai évidemment pas fait, mais ça reste que je ne tient pas à ma vie. comme la fois où j'ai bloquer au milieu de la route (y'avait pas de voiture à ce moment là), comme hypnotiser par le vide (dû à la fatigue), un membre de ma famille pousser à cause (donc) d'une voiture, et m'a fortement engueulé, ils ont pas compris que j’attendais la mort...de toute façon elle se serait arrêté avant - la mort ou la voiture ? -.
Je perds le désir de mes passions, j'ai eu peur de ne plus aimer lire, la flegme de regarder des mangas, de faire de la guitare, j'ai arrêté le tir à l'arc, ... Heureusement je reprends espoir, et il faut que je continue sur cette lancé là, sinon, ça vas ce transformer en faux-espoirs. Et faire une nouvelle rechute...je veux pas y penser.

Vous devais vous tromper, je souffre pas TCA, ils m'ont fait cette ponction lombaire (on démarre la boite à musique) car...Tout à commencer en début août. Une nuit, je sais pas pourquoi, je me réveillais toutes les 2 heures, impossible de me rendormir à chaque fois, donc je vais chercher un verre d’eau pansant que j'ai soif, mais à chaque fois, je faisait un malaise au milieu de la cuisine. Puis je bois et je me rendors. Le matin n'y a pas échapper, la seule différence est que mes grands parent était là ! Ils ont appeler le SAMU. à l’hôpital, comme ils ne savait pas ce que j'avait, ponction lombaire. Aucun résultat. J'avait fait un malaise vagal amplifier par une bactérie appeler campylobacter jejuni, qui donne une grosse fièvre et gastro (résultat avec le sang). Une semaine là bas, dû mal à remarcher. Même problème 1 mois et demi plus tard, ma jambe gauche me fait de plus en plus mal. Anti-douleurs, plus mal mais le médoc fait effet de moins en moins, n’améliore pas ma santé. Le médecin décide de me prescrire des anti-douleurs plus forts pendant une semaine pansant que c'est la douleur de la ponction lombaire qui est toujours là. Pas d’effet du tout. En attente de la prochaine visite chez lui. Voilà, fin de l'histoire. Bref, cela m’embête bien car je vais faire un stage en entreprise paysagiste...

Ah, je viens de comprendre "TCA", ok, je sais pas, je ne veux pas maigrir, on me dit même que je suis légère (52 kg je rappelle).

Bon, toujours beaucoup de lignes alors que je peux en faire surement moins, dites moi si je doit faire moins long. J'espère que les problèmes dans votre service seront vite réglé, vous fait beaucoup de bien je dirait, et pas qu'à moi visiblement.

Merci et Bonne vie !
AlloEcouteAdo
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Re: Trouble ou juste pas faim ?

Messagepar AlloEcouteAdo » 23 Oct 2018 18:30

Bonsoir Rasshi,

Excuse nous pour le retard, il n' y a pas eu de permanence depuis samedi.Cette semaine, nous reviendrons demain et jeudi, puis le lundi suivant.

Tu as le droit d'écrire tout ce dont tu as besoin, nous te lisons avec attention. En te lisant, nous nous disions que ton mal-être avait commencé assez tôt ( 9 ans) et que tes signaux d'alarme auprès de ta famille n'avaient pas manqué. Comme si tu essayais de les interpeller mais qu'assez régulièrement ils étaient comme aveuglés... sont-ils un peu déprimés de leur côté? Par quoi sont-ils aveuglés ?
Et tes amis te soutiennent -ils lorsque tu leur parles de ton sentiment?

Il serait bien que tu t'intéresses sérieusement à revoir un médecin ou à la maison des ados en effet car ce flottement que tu éprouves t’empêche certainement de profiter et d'être actrice de ta vie. Peut-être est-ce lié à tes problèmes de santé ou a des carences. Mais il faut en avoir le cœur net. Il serait dommage que tu te culpabilises sur ton fonctionnement psychologique si la raison et d'abord et avant tout biologique. Parfois, tout est lié. Comprends-tu?

Au plaisir de te lire! A bientôt!
Rasshi
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Re: Trouble ou juste pas faim ?

Messagepar Rasshi » 26 Oct 2018 23:07

Bonsoir,

Excuses acceptés ! (Ne me prenait pas au sérieux s'il vous plait, je n’attendais pas d’excuses et je n'en mérite pas )

Je pense effectivement que ça a commencer tôt tout ça. Je me rappelle très bien de la première fois où j'ai pleurer sans raison apparente. J'étais à Loubaresse, dans le Cantal, j'avait 8 ans je crois, en CM1. On devait s’entraîner au spectacle de fin d'année, j'étais sur la scène, de l'autre côté du rideau (à glander, je l’avoue), et je me suis mise à pleurer, je sais pas pourquoi, je sais plus ce que je pensais à ce moment là, mais je me rappelle très bien que je savais pas du tout pourquoi, en plus c'était fort, je crois aussi (vraiment pas sûr là par contre) que c'était la première fois que je pleurais en silence. Parce que je suis incapable de crier ou toute sorte de bruit de pleure que j’entends dans les films ou les mangas, je fais pas de bruit du tout. Si on me vois de dos, ça se voit pas. Y'a juste les larmes, rien d'autre. ça me paraissait normal, mais ça à finit pas m’intriguer de pas être comme les autre (Frérot est très désagréable quand il pleure, cris beaucoup). Je crois que je m’empêche de faire du bruit. Cette fois là, je me disait que il ne fallait pas que les autres le voit, que sinon ils allaient s’inquiéter, et qu'en plus que je pourrais pas expliquer pourquoi (j'ai toujours essayer d'expliquer pourquoi, je voyait que ça embêtait celui ou celle qui me posait la question et je voulais pas lui faire perde de temps, ça me traumatiser à l'époque, d’ailleurs je crois que c'est toujours le cas). Malheureusement pour moi, mon amie du moment m'a découverte, et m'a posa la fameuse question "Pourquoi tu pleure ?" "Je-je..." elle a appelé les autres, on m'a reposait la question, et j'ai crée le premier mensonge inutile de ma vie : "Je sais pas...Je veux pas que...Je veux que maman fasse un petit frère, je suis seule, je...petit frère....". c'était très laborieux, mais il y ont visiblement compris quelque chose eux alors j'ai fais semblant, ils m'ont expliqué quelque chose (réconforter est le mot), je sais plus quoi, j'ai pas écouté, mais je me rappelle de la tête sérieuse qu'il/elle faisait, ça m'a beaucoup perturbé (j'ai arrêter de pleurer du coup). Peu être que j'avait compris que c'était pas normal, mais je ne me le suis pas avoué. D'ailleurs, des années plus tard, en 5ème, tout les soirs (vraiment tout les soirs, pas un loupait, j'ai essayé pourtant) que pleurer en silence dans ma chambre, sans que personne s'en aperçoive (j'en m'en suis assurer, j'ai poser la question), et j'ai cru que c'était normal, à force aussi, que c'était un mal pour un bien, et tout et tout quoi, idées pessimiste à rallonges. J'ai fini par comprendre, c'est l'effet débordage, Je représente mes émotions comme des jarres qui se remplissent, dont la tristesse qui, un fois remplis, déborde est me fais pleurer. En gros j’accumule encore et toujours les lacunes, et ça fini par un petit craquage. Mais à 8 ans quand même !

Enfaîte, plus j'en parle, plus je me dit que voulait juste embêter personne, je voulait faire ce qu'ils disent et pouvoir disparaître, pour qu'on me laisse tranquille et profiter de mes passe temps favoris, à savoir la lecture et la musique (guitare/chant). Je me suis enfermer toute seule dans cette solitude, si longuement haï, je ne comprenait pas pourquoi on m’évite, on a fini par m'harceler, même changeant d'école ! on m'a jamais dit ce qu'on pensait de moi, et encore maintenant, je n'ai que des petits morceaux, je sais pas pourquoi on refuse de me répondre clairement, je veux juste savoir le vérité moi ! Dites le moi en face ! Comment les autres me voit, me regarde ! Bandes de faux culs ! j'ai fini par les appeler (j'ai eu du mal à m'en rendre compte, dans mon dos, et trop concentrer sur moi même, je suis égoïste, je l'avoue, pis trop solitaire). Je devient bipolaire, je ne me fait plus marcher sur les pieds, je pourrait cogner si un semblant d'harcèlement flotte dans l'air. Mais je suis incapable de résister aux demandes des gens intéressant (pas des clones, vous savait, les crétin qui -se croient intéressant- joue un rôle à l'école), c'est au dessus de mes forces, ça me fait mal (limite physique) si c'est important. Je crois être hyper empathique (déjà dit ? sais plus).

Mes parents...compliqué. Ma mère à au mon petit frère à mes 10 ans, donc elle devait être plus concentrer sur lui. Mon père habite à Montpellier, ma ville natal (mes parents se sont séparer à mes 3 ans, ma mère étais seule avec moi pendant un an avant de se mettre avec mon beau père). Mon père a eu une grande période de dépression sans que je m'en rende compte, comme je le vois pas souvent, à peu près une semaine aux vacances de 2 semaines, et aux vacances d'été. Il est ultra migraineux, et il est tombé dans la drogue des médocs, il a eu du mal à s'en sortir. C'est peu être pour ça que je suis très réticente à avaler ses ****** de médocs.
Mon beau père...je suis pas très...j'ai du mal à m'exprimer avec lui, bien qu'il soit mon 2° père, je tien beaucoup à lui. J'arrive tout de même mieux à lui parler de moi qu'à ma mère.
C'est ma mère le problème. J'arrive pas à m'entendre avec elle sur plein de sujet (inutiles la plupart du temps), et je comprend pas son point de vu. C'est réciproque. On s'entend comme chient et chat. Je comprend pas, j'avoue que ça me dépasse complètement.

Mes amis...ceux qui sont dans la norme, je veux pas leur causer des soucis qui ne vont pas comprendre (ils ont une joie de vivre incroyable), et ce qui sont plus ou moins dans le même cas que moi, on a du mal à se dire les problèmes. Ceux à qui je confirait tout sur tout sont peu (2 plus ou moins), un c'est déjà fait et l'autre, je le vois peu souvent.
Ce un est un peu bizarre, je le considère pas trop comme un ami, mais il a décider que je devait pas mourir et il a dit je cite "veut me voir sourire". Je pourrait être (ou je le suis déjà) amoureuse de lui, mais il est bizarre (je sais je le dit souvent, mais c'est le premier truc qui me vient à l'esprit). Au début, j'ai vu qu'il s'approcher un peu trop de moi, me pose des questions (moi, quand on me pose une question, je suis obliger d'y répondre, sauf si je veux pas, donc si on me pose des questions idiotes ou pour me faire chier, j'y répond pas est ignore complètement la personne - bouffon - qui me cause, ils le prennent mal bizarrement ) je répond donc à toute ses questions sans trop de problèmes, à s’intéresser à moi beaucoup plus que la normale - même mes parents ne me pose pas autant de questions - ça me fait un peu peur, mais je joue le jeu un appuyant (volontairement ou pas) sur tout mes défauts, pansent qu'il allé ce lasser. ~Et~bah~naaannnn~. Impossible de m'en débarrasser dis je méchamment. C'est faux, j'aime ça, mais je comprend pas ses intentions, j'ai l'impression d'être un sujet d’expérience pour lui, bouche trou peut être ? Je sais pas quoi en penser. je suis peut être naïve et fleur bleu, mais j'ai pas d'attente (je m'attend toujours au pire - et au bien en même temps-mais comme ça ce passe généralement pas bien...une vrai pessimiste je vous dit).
Bref, au point ou j'en suis, je peux être amoureuse de tout le monde (ah, je l'ai pas dit, je suis bisexuelle, je crois, mais très probable, soit j’aime tout le monde, soit j'aime personne, et quand faut choisir...j'ai pas un cœur de pierre quand même ! Y'en a que deux de mes amis qu'y le savent, personne d'autre ma poser la question), et je vais pas me faire avoir au premier venu. je suis rigide, peut être, mais pour une bonne raison (ah~~la jeunesse d'aujourd'hui)

Oui, je comprend, mais étant donner que tout ces problèmes (j'ai vraiment l'impression de me faire mal tout le temps maintenant) surviennent que cette année (mis à par la bouffe), je pense pas, bien que j'ai l'impression que c'est totalement le ****** dans ma tête, comme si je peux pas réfléchir normalement depuis mon plus jeune âge.
Anecdote mal placé : quand j'était en fin maternelle et début primaire, (il parait que, presque impossible pour moi de me rappeler avant mes 10 ans, alors avant 7 ans...) je regardait les mouches voler pendant les 50 premières minutes, et je faisait tout ce qu'il y avait à faire comme exercices les 10 dernières minutes. Je faisait vraiment rien du tout, je refuser même de faire quoi que se soit (on me l'a dit souvent ça, de plusieurs personnes différentes), et puis pof, je fait les exercices (presque toujours juste on m'a dit), comme ça. Ils me laissait faire les maîtres et maîtresses, comme j'était bonne à l'école. C'est peut être la même chose qui se passe dans les cours ennuyeux de mon présent (même moi j'ai du mal à comprendre ce que je dit, ne vous inquiété pas).

Je suppose que c'est parce que je suis au bord du craquage que j'ai mal partout, parce que la kiné (que j'ai vue hier soir) a beau me dire que je suis extrêmement raide et encore plus d'un cote que de l'autre, que c'est une raison pour enchaîner les mmm...malheurs. Je suis pas encore totalement suicidaire, mais je me pose de plus en plus la question de "Es-ce que mon rêve à au moins une chance de se réaliser ?" à savoir être réellement heureuse une fois dans ma vie et mourir de cette si belle façon (ça je l'ai dit qu'à ce Un). Je sais c'est ridicule, y'a des anomalie partout après tout, mais je fait de plus en plus de bad trip toute seule dans mon coin, alors j'ai l’esprit embrouillé - ah~ rien que le dire/écrire me fait un bien fou-.

Bon, je bats des records je crois, j'ai mis un peu de temps à répondre (à par en l'écrivant :D wouh mon premier smiley) car je suis ne train de faire un stage (je l'ai pas déjà dit ? sais plus) en entreprise paysagiste, occuper le soir (alors que j'essaye de récupérer mes heures perdues, j'y arrive pas.... :cry: wouh le deuxième, promis j’arrête) donc, tout vas bien. Pas de suicide surprise.
Ah je sais que je dit beaucoup de chose sur moi, mais ça m'ai égale si c'est sur le site, même je préfère au final, si ça peux aider quelqu'un (peu probable, mais espérons), j'm'évanouirait de bonheur. Oui, je crois bien, c'est même pas une blague. Je l'ai dit, je suis pas pudique. Enfin, si vous avez le courage, ça doit prendre de la place :?

Oh, quand je dit "déjà dit", ça peux être vrai comme faux, j'ai peut être juste cette impression car je l'ai peut être rêver. C'est bien le genre de rêve improbable que je pourrais faire

Bon trêve de bavardages, j'ai un week-end bien chargé, avant de répondre à votre message lundi - que j'attend déjà avec impatience. Je me suis surpris de me précipiter à l'ordi familial pour voir si il y a une réponse plusieurs fois. Je me suis pas reconnu.
Je sais pas pourquoi je met des parenthèses partout, c'est plus fort que moi.

Merci et Bonne vie ! (hi hi, j’adore cette phrase, moi qui l'avait faite ironiquement au début)
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Re: Trouble ou juste pas faim ?

Messagepar AlloEcouteAdo » 29 Oct 2018 18:56

Bonjour Rasshi,

La densité et la longueur de ton message nous donne envie de te faire une réponse des plus zen !! ;) :D

En effet, tes pensées "foisonnantes" et souvent teintées d'émotions, semblent ne te laisser aucun répit. C'est ce que tu expliques d'une façon bien imagée dans ce passage : "
"Je représente mes émotions comme des jarres qui se remplissent, dont la tristesse qui, un fois remplis, déborde est me fais pleurer. En gros j’accumule encore et toujours les lacunes, et ça fini par un petit craquage". Les autres en subissent les éclats, voire les éclaboussures, non ? :cry:

En ramenant aussi au premier plan des souvenirs désagréables liés à ton enfance, et en les associant à ce que tu vis au présent, tu entretiens un certain malaise, c'est lourd et encombrant semble-t-il.

N'as-tu pas envie de te sentir plus légère ? (toute notion de poids mise à part bien entendu !) :roll:

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